Lors des élections ou quand un référendum est organisé, les électeur·ices ont la possibilité de voter blanc en glissant dans l’urne un bulletin vierge ou une enveloppe vide. Voter blanc ne signifie pas que l’on n’a pas d’avis mais qu’aucun·e des candidat·es ou solutions proposé·es ne semblent satisfaisant·es. Le vote blanc se distingue de l’abstention puisqu’en se déplaçant au bureau de vote, l’électeur·ice manifeste son attachement au scrutin. Mais en France, bien qu’ils soient comptabilisés, les votes blancs ne sont pas pris en compte dans les pourcentages de suffrages exprimés. Ils disparaissent en quelque sorte des résultats.

La reconnaissance du vote blanc rendrait davantage visible l’avis de nombreux·ses Français·es et contribuerait à lutter contre l’abstention. Le vote blanc pourrait même remporter des scrutins et obliger à les organiser à nouveau, dans de nouvelles conditions, soit avec de nouveaux·elles candidat·es, soit en modifiant la question posée.

VISUEL :
Kasimir Malevitch, Composition suprématiste : carré blanc sur fond blanc, 1918, huile sur toile, 79,4×79,4 cm

SOURCES :
Maylis Besserie, Vote blanc, un geste neutre ?, France Culture, 04/04/17 
Proposition de loi, Assemblée nationale, 21/01/20